VitiBot veut révolutionner la viticulture

Home
Fondée en 2016 par Cédric Bache, ingénieur en robotique et fils du viticulture Dominique Bache (co-fondateur), la start-up rémoise VitiBot conçoit et produit des robots viticoles autonomes. Augmenter la sécurité des opérateurs, protéger le vignoble et la biodiversité, réduire l’empreinte environnementale de la viticulture… VitiBot a pour ambition de faire évoluer les pratiques viticoles vers une viticulture durable, en apportant des réponses pratiques et concrètes aux enjeux majeurs du secteur.

Commercialisé depuis 2019, son robot enjambeur viticole, Bakus, arpente d’ores et déjà les vignobles de Champagne, Bordeaux, Pays de Loire, Provence et Bourgogne. Pour la motorisation de son robot, qui se devait d’être fiable et puissante malgré l’environnement extérieur, VitiBot a choisi de s’équiper de motoréducteurs de direction proposés dans la Gamme MDP par maxon France. Retour sur une collaboration réussie.

VitiBot, une histoire familiale au plus près des enjeux de la viticulture

VitiBot est avant tout une aventure familiale : celle d’un fils, Cédric Bache, ingénieur robotique, qui a souhaité mettre son expertise au service du métier de son père, Dominique Bache, viticulteur depuis plus de 15 ans en Champagne. Le résultat de cette collaboration intergénérationnelle, entre tradition et modernité, c’est une gamme de robots viticoles autonomes, 100% électriques et respectueux de l’environnement. Basée à Reims et très ancrée sur son territoire, la start-up VitiBot emploie aujourd’hui une cinquantaine de personnes et vient de lever 11 millions d’euros pour accélérer le développement et la commercialisation de ses solutions.

L’ambition de VitiBot est simple : remplacer les tracteurs enjambeurs par un robot viticole, prénommé Bakus. Tondre, désherber, pulvériser… Bakus sera capable à terme d’effectuer la plupart des travaux viticoles qu’un tracteur enjambeur traditionnel réalise, à la différence près qu’il peut effectuer ces tâches seul, sans intervention humaine.

L’offre de VitiBot se décompose en trois parties :

  • Une plateforme autonome qui circule dans les vignes, de taille S pour les vignes étroites ou de taille L pour les vignes semi-larges,
  • Des outillages montés sur la machine, dont des interceps électriques et une gyro-tondeuse électrique d’une grande précision, ainsi qu’une large gamme d’outils passifs : pulvériseurs crénelés, disques émotteurs, désherbage en plein, pack agromy, doigts kress, décavaillonneuse, etc…. D’autres outils sont à l’étude, comme la rogneuse ou la prétailleuse, ou en tests avec la pulvérisation confinée avec panneaux récupérateurs.
  • Des services fournis aux viticulteurs pour proposer une solution globale. Etude de faisabilité au préalable pour voir si le robot est intégrable à la parcelle, mapping et cartographie de la parcelle pour garantir le fonctionnement autonome du robot, monitoring et maintenance du robot… Tout a été pensé pour permettre au viticulteur d’effectuer sa transition écologique sereinement.

La robotique alliée de la transition écologique

Au-delà de la sensibilité écologique de chaque viticulteur, la réglementation impose de se passer progressivement de l’utilisation du glyphosate. Concrètement, cela signifie que les viticulteurs doivent effectuer un travail au sol de façon mécanique. Désherbage, ameublissement, décompactage, contrôle de l’enherbement… Avec un tracteur enjambeur, ce travail nécessite 16 fois plus de temps que la pulvérisation d’herbicides chimiques. Particulièrement pénibles et peu attractives, ces tâches peuvent aussi causer des troubles musculo-squelettiques aux opérateurs, qui doivent rester assis des heures sur leur tracteur, en étant extrêmement concentrés pour contrôler la trajectoire du tracteur et le travail des outils. Une véritable difficulté que la robotique vient résoudre.

«Le respect de l’environnement est dans l’ADN de VitiBot»

Entièrement pilotable depuis un smartphone, Bakus permet d’effectuer l’ensemble de ce travail au sol de façon autonome et écologique. « Le respect de l’environnement est dans l’ADN de VitiBot, nos robots ne font que du désherbage mécanique et prochainement de la pulvérisation confinée et récupératrice », explique Cédric Bache, qui a fondé VitiBot à l’âge de 27 ans avec l’ambition de réconcilier écologie et économie.

Vertueux et compétitif, Bakus est commercialisé à partir de 118 000€. La preuve que développement durable et innovation technique sont tout à fait compatibles.

Pourquoi Vitibot a choisi maxon France pour sa motorisation ?

Boue, humidité, poussières, écarts de températures importants… Pour être performant sur différents terrains, indépendamment des conditions météorologiques, la motorisation de Bakus a fait l’objet d’une attention particulière. « Pour disposer d’une solution embarquée, nous faisions face à de fortes contraintes en matière de compacité, de vibrations et de poids », se souvient François Roux, ingénieur conception mécanique chez VitiBot. Pour une bonne odométrie du robot, les exigences relatives à la précision étaient également élevées, VitiBot cherchait à disposer d’un backlash minimum et de capteurs Sin Cos de qualité.

 

VitiBot cherchait à disposer d’un backlash minimum et de capteurs Sin Cos de qualité.

«La motorisation sur des engins agricoles est largement dominée par le couple moteur thermique/hydraulique. Sur ce type de projet, il est difficile de comparer les ordres de grandeur de puissance, et l’on fait face à de fortes contraintes de robustesse et d’étanchéité», ajoute l’ingénieur.

Moteur de la gamme MDPxMPC référence T115-1500W + EPG109 

En termes de motorisation, le choix de VitiBot s’est finalement porté sur les motorisations de la Gamme MDP (MDP x MPC « Motor Power Company ») proposé par maxon France pour les équipements suivants :

  • Moteurs de direction du robot : motoréducteurs Brushless T115-1500W + EPG109 (de la marque MPC - Motor Power Company) accouplé aux couronnes de direction des jambes de roues du robot (Gamme MDP x MPC)
  • Moteurs de relevage de la perche (lift) : moteurs Brushless T115-1500W, sans réducteurs, avec des contraintes d’encombrement encore plus grandes et une intégration différente (moteur en mouvement, duty cycle plus important...)
    Il s’agit d’une parfaite illustration du « Plus » de la Gamme MDP : Grâce à ses fabricants partenaires de référence, la gamme multi technologique de MDP propose des combinaisons sur-mesure qui peuvent s’associer entre elles.
«maxon France a parfaitement répondu à nos besoins de puissance et de fiabilité»

« maxon France a parfaitement répondu à nos besoins de puissance et de fiabilité, en fournissant des produits de qualité. Leurs équipes ont fait preuve d’une grande souplesse et de réactivité, ce qui nous a permis de customiser astucieusement la bride de montage et de gagner un temps précieux en conception », estime François Roux, qui apprécie en outre de pouvoir s’appuyer sur des interlocuteurs français.

« Les bureaux d’études de maxon France et de VitiBot ont travaillé conjointement pour définir la meilleure interface possible. L’un des plus gros challenges de ce projet a consisté à proposer une motorisation compacte en basse tension : il a fallu adapter le bobinage de notre moteur, qui était à l’origine de 230V pour le passer à 96V, tension fournie par les batteries du robot Vitibot. », se souvient Marc Réa, ingénieur commercial maxon France.

Rogneuse, effeuilleuse, pré-tailleuse… A terme, VitiBot entend poursuivre sa collaboration avec maxon France, en électrifiant d’autres outils viticoles, afin d’étoffer la gamme d’outils à fixer au robot. L’objectif est d’améliorer les performances de Bakus, en vue d’industrialiser la production et de commercialiser à l’export. Une belle aventure, en phase avec les enjeux actuels, à laquelle maxon France est fier de participer.

 

En savoir plus sur la gamme Tetra ? 

Découvrez la brochure MPC Tetra Brushless servomotors, partenaire de la Gamme MDP.

Téléchargeable gratuitement ici.